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Italie : fin de l’attente pour les migrants du Gregoretti, après une semaine en mer
Article mis en ligne le 1er août 2019

Une centaine de migrants, situés à bord d’un navire des garde-côtes italiens, baptisé le Gregoretti, vont pouvoir débarquer en Italie, grâce à l’autorisation de Matteo Salvini, le ministre de l’Intérieur italien. Celui-ci exigeait depuis l’arrivée du bateau, en Sicile, dimanche à l’aube, qu’un accord de répartition soit signé entre les pays membres de l’Union européennes pour autoriser le débarquement.

Cela faisait une semaine que le Gregoretti, un navire des garde-côtes italiens était bloqué dans le port d’Augusta, en Sicile, depuis dimanche à l’aube. A cause de la présence de dizaines de migrants sur le bateau, le ministre de l’Intérieur italien, Matteo Salvini, refusait de laisser débarquer les migrants tant qu’un plan de répartition n’avait pas été convenu avec l’Union européenne.

Cet accord de répartition a finalement vu le jour puisque l’Allemagne, le Portugal, la France, le Luxembourg, l’Irlande et l’Eglise d’Italie se sont accordés pour prendre en charge ces migrants, selon Matteo Salvini et un porte-parole de la Commission européenne. (...)

selon les indications fournies à Bruxelles, l’Eglise d’Italie devrait prendre en charge plus de la moitié des migrants. La France s’est aussi engagée à accueillir trente "réfugiés".

En effet, le ministre français de l’Intérieur, Christophe Castaner, "a donné son accord" pour que "trente personnes, des réfugiés et non des migrants économiques", soient accueillis en France dans les prochains jours, d’après son ministère. L’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) a réagi à cette décision en annonçant sa venue se rendre en Italie dans "quelques jours". (...)

alors que les pays européens ont réussi à se mettre d’accord pour la prise en charge des passagers du Gregoretti, l’ONG allemande Sea-Eye a annoncé de son côté que son bateau, baptisé le Alan Kurdi, avait secouru 40 migrants mercredi 31 juillet, au large de la Libye. Toutefois, ils ne pourront pas entrer dans les eaux italiennes, sur ordre de Matteo Salvini. "Nous connaissons l’attitude de l’Italie envers les organisations de sauvetage mais nous devons nous adresser en premier à ce pays", a expliqué Sea-Eye à InfoMigrants. (...)

Malgré la position intransigeante de Matteo Salvini sur l’accès des navires humanitaires aux ports italiens, des migrants parviennent toutefois à débarquer sur le sol italien. Selon son ministère, plus de 3.700 migrants sont arrivés cette année sur les côtes italiennes, dont 950 en juillet. La plupart d’entre eux ont atteint directement les côtes, après plusieurs jours passés en mer, sur des voiliers depuis la Turquie, des barques et des canots pneumatiques depuis la Libye ou la Tunisie.