Le groupe de travail consacré à l’avenir des Accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH), qui s’est tenu ce mercredi matin 20 mai au ministère, a tourné à la « douche froide » pour les représentants syndicaux. L’hypothèse mise sur la table par le gouvernement de ne titulariser qu’un cinquième des effectifs a suscité une vague d’indignation.
Un projet de « division » des personnels et une transformation du métier
Sur les quelque 140 000 AESH, le ministère envisage de n’intégrer que 20 % d’entre eux dans la fonction publique, en ciblant plus spécifiquement les AESH référent-es, ce qui inacceptable pour Virginie Cassand, représentante du SNES-FSU.
Le projet gouvernemental dessine une redéfinition profonde des missions, distinguant d’un côté des « assistants à l’accessibilité » (en appui aux enseignants et à la classe) et de l’autre, des accompagnants dédiés à la socialisation et aux gestes de la vie quotidienne. « Ce ne seront plus des accompagnants d’élèves, c’est une évolution complète du métier », alerte la syndicaliste, qui s’interroge sur les critères arbitraires de sélection de ces 20 % de « privilégiés ».
Menace sur les notifications MDPH et le temps de travail
Le syndicat craint également une remise en cause frontale des droits des familles. En mettant en place les PAS (pôles d’appui à la scolarité) et en diluant les missions des AESH, le ministère cherche à contourner les notifications de la MDPH (maison départementale des personnes handicapées) et donc à retirer aux familles leur droit à l’opposabilité (...)
La question du temps de travail cristallise aussi les tensions. (...)