Le Conseil d’État a entériné le projet d’autoroute A69 entre Toulouse et Castres. Les autorisations environnementales de ce projet aux répercussions désastreuses et largement documentés sont désormais définitives.
Les espoirs étaient maigres, deux semaines après une audience marquée par la défense corps et âme du projet d’autoroute A69 par le rapporteur public. Les voilà définitivement enterrés. Le 29 juin, le Conseil d’État a entériné la réalisation de l’ouvrage devant relier Toulouse à Castres : « C’est officiel, dans un monde qui brûle, le déni climatique est décrété par la plus haute sphère du pouvoir juridique », ont réagi les militants du collectif La Voie est libre.
En choisissant de suivre les recommandations du magistrat, formulées le 15 juin, les juges rejettent ainsi les pourvois en cassation sollicités par les associations anti-A69 et confirment donc la légalité du chantier. (...)
Très attendue, cette décision est le dernier épisode d’un dossier judiciaire interminable. (...)
Et maintenant ?
Cette dernière phrase balaye d’un revers de main non seulement les alertes de 200 scientifiques sur les répercussions climatiques d’un tel projet, mais aussi toutes les alternatives pensées et défendues depuis des années par les opposants (...)
Presque quatre ans après avoir commencé, la lutte contre l’A69 semble aujourd’hui avoir pris un coup fatal. Les enquêtes journalistiques, les journées de célébration, les zad tenues jour et nuit par des « écureuils » déterminés n’auront pas la peau de l’autoroute.
Même si sa mise en service d’ici à la fin de l’année semble compromise au regard des nombreux retards qu’additionne le chantier et des quelques enquêtes pénales toujours en cours, l’autoroute A69 devrait bel et bien voir le jour. Cette nouvelle laisse en suspens une question : qu’adviendra-t-il de la lutte ?