Du 14 au 17 mai , des militant.es se sont mobilisé.e contre un projet routier vieux de 40 ans, destructeurs de terres agricoles à St Peray, de la biodiversité et du climat. Un projet qui est un recul en terme de mobilité pour le territoire.
En réponse, il y a eu des interpellations massives et des moyens démesurés face à une mobilisation pacifique.
Vendredi 15 mai, 5 personnes ont été mises en prison dans les maisons d’arrêt de Corbas-Lyon et de Valence ; 3 sont rentrées chez elles sous contrôle judiciaire. Le jugement de ces 8 personnes aura lieu ce lundi 18 mai à 14h au Tribunal de Valence.
C’est la première fois en France que des mesures aussi disproportionnées sont prises à l’encontre d’actions de lutte environnementale. Lors des gardes à vues, la reconnaissance faciale a été utilisée pour tenter d’identifier les militant-es, les interrogatoires filmés, la détention provisoire décrétée pour comparution immédiate : des mesures réservées en France aux cas criminels. Une vraie dérive autoritaire est à l’œuvre, la disproportion est flagrante. Pour des actions de désobéissance civile, avoir tenu des banderoles et s’être suspendu-es à un pont, la détention provisoire est d’une violence inouïe, une « stratégie de choc carcéral » que nous dénonçons. (...)