Le Ghana suspend tous les permis de port d’armes à feu enregistrés, c’est le ministre de l’Intérieur, Alhaji Muntaka Mohammed-Mubarak, qui l’a annoncé mardi soir 23 juin. Depuis décembre 2025, le pays s’est lancé dans une révision en profondeur du système national de contrôle des armes. Les détenteurs d’armes pourront faire renouveler leur permis… à condition de passer un examen de santé mentale.
Pour renouveler leur licence, tous les détenteurs d’armes à feu devront se soumettre à des évaluations obligatoires de la santé mentale, des dépistages de drogues et une formation au maniement des armes à feu… Un « nouveau processus de vérification plus rigoureux » annoncé par le ministre, qui s’inscrit dans le cadre du programme national d’amnistie sur les armes à feu, lancé en décembre 2025.
Il permet aux détenteurs d’armes illégales ou non enregistrées de les remettre volontairement à la police sans risque de poursuites. Le ministre a annoncé que plus de 2 000 armes saisies dans ce cadre seront détruites lors d’une cérémonie début juillet.
Cette suspension intervient quelques jours après une fusillade au domicile de l’avocate et députée Adwoa Safo, pendant laquelle les membres de sa sécurité privée ont fait usage d’armes à feu. Ce qui est complètement illégal, comme l’a rappelé le ministre dans son communiqué (...)
Muntaka Chasant, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons