Après plus de trois mois de guerre, plus de 4 000 personnes sont mortes au Liban sous le feu israélien, plus de 11 000 autres ont été blessées et un million d’autres ont été déplacées. Plusieurs ONG ont signalé une augmentation massive des besoins en soutien psychologique. Selon l’International Rescue Committee, près de la moitié de la population libanaise présenterait des symptômes compatibles avec la dépression, l’anxiété ou le stress post-traumatique. Notre correspondante a pu se rendre à une séance de soutien psychologique de groupe organisée par l’IDRAAC.
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Dédramatiser les soins en santé mentale
La psychologue Manal Waez est la cheffe d’orchestre de ces sessions, qui ont aussi pour but de dédramatiser les soins en santé mentale : « Bien sûr, certaines personnes pensent encore que suivre une thérapie est quelque chose de honteux, mais ce n’est pas le cas. C’est un droit. Chacun a besoin d’un espace sûr où il peut évacuer le stress accumulé, parler et s’exprimer », soutient Manal Waez.
Aucun des participants n’a encore pu rentrer chez lui. Alors, en attendant, ils continueront de prendre part à ces sessions.