Oussama, bénévole à la Cimade après avoir vécu les affres de la plateforme numérique mise en place par le ministère de l’Intérieur qui a contribué à accroître les retards des régularisations de titres de séjour.
Oussama Assaber a 30 ans. Pendant cinq semaines, "ce qui est finalement court" dit-il lui-même, il a été sans papier. Passible d’une reconduction à la frontière. Il a vécu les lettres de relance du Crous, logeant en cité U ; les allocations coupées ; les inquiétudes des instances universitaires quand elles ont su que son contrat en alternance avait été suspendu ; le salaire itou et, en ligne de mire, les examens, alors que toute son énergie était mobilisée dans ce monde que Kafka a imaginé, virtuel en moins.
Originaire du Maroc, il est arrivé en France il y a 5 ans pour parfaire ses études de commerce. Sorti diplômé de la fac d’éco d’Aix, il a suivi un cursus à Nancy avant de revenir pour un MBA à Pigier. "Je suis venu en France pour enrichir mon parcours, avoir une vie professionnelle pleine, épanouie. Tant que je suis jeune, je table sur les études". Oussama travaille en parallèle dans la grande distribution, le ménage… Son école, c’est son contrat en alternance qui la lui paye (...)