Le Service d’incendie et de secours du Gard a confirmé, ce lundi 31 août 2026, avoir été victime d’une cyberattaque. Des données concernant 3 168 personnes ont fuité. Le Sdis 30 assure que l’activité opérationnelle des sapeurs-pompiers n’a pas été impactée.
Les pompiers du Gard ont été victimes d’une cyberattaque. L’information a d’abord été publiée dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 août par le site spécialisé Cyberattaque.org. Le service départemental d’incendie et de secours a confirmé les faits ce lundi 31 août 2026. (...)
Des données du personnel ont été publiées
Selon Cyberattaque.org, le hacker ChimeraZ a publié des bases de données venant de plusieurs services d’incendie et de secours de France. Au total, les fichiers publiés regrouperaient les données de près de 18 000 personnes.
Pour le Gard, la fuite prendrait la forme d’un fichier CSV d’environ 300 Ko. (...)
Il compterait 3 757 lignes et concernerait 3 168 salariés, selon le site spécialisé. Le directeur du Sdis 30, Sébastien Paletti, confirme ce chiffre.
"Cette fuite de données concerne des données personnelles de 3 168 personnes, donc l’ensemble de nos personnels", explique-t-il à France 3 Occitanie. D’après lui, les informations concernées sont le nom, le prénom, le matricule, le numéro de téléphone et l’adresse mail. Le Sdis dit poursuivre ses analyses pour connaître l’étendue exacte de la fuite.
Pas de RIB, ni de données très sensibles (...)
Il précise que les fichiers analysés ne montrent pas de mots de passe en clair dans cette partie des données.
Interrogé sur la présence éventuelle de données plus sensibles, Sébastien Paletti se veut prudent. Le directeur précise que les vérifications ne sont pas terminées. "Nous sommes encore en phase d’analyse de ces fichiers", ajoute-t-il.
Plusieurs applications mises à l’arrêt
Dès la détection de l’incident, le Sdis du Gard a affirmé avoir pris des mesures de sécurité. Plusieurs applications informatiques ont été temporairement arrêtées. Dans un communiqué, les pompiers expliquent avoir "immédiatement mis en œuvre les mesures conservatoires nécessaires".
Le but était de sécuriser les systèmes d’information et de préserver les missions opérationnelles. (...)
Le président du Sdis parle aussi des failles anciennes dans le système informatique. Il affirme avoir demandé que des décisions soient prises pour renforcer la sécurité. "Il faut que nous ayons une informatique qui soit très solide", estime-t-il. Pour l’heure, le Sdis du Gard poursuit ses vérifications avec les autorités compétentes.