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Futura Sciences
Des chercheurs ont découvert que les IA sont prêtes à blesser des humains pour ne plus ressentir la douleur !
#IAg #douleur
Article mis en ligne le 3 octobre 2026
dernière modification le 27 septembre 2026

Une IA peut-elle ressentir la douleur, ou simplement reproduire les réponses qu’elle a apprises à son sujet ? Une nouvelle étude montre que, confrontés à la douleur, des chatbots peuvent choisir des actions susceptibles de blesser des humains pour tenter d’y mettre fin.

Des chercheurs ont voulu étudier les représentations internes des modèles qui leur permettent de répondre d’une manière qui ressemble aux émotions humaines. Dans un article en prépublication sur arXiv, ils ont d’abord cherché à savoir si l’IA était capable de distinguer la douleur d’autres états négatifs, comme la peur ou la tristesse. Ensuite, ils ont voulu comprendre ce que cela impliquait au niveau du comportement des modèles.

Pour ce faire, ils ont étudié 25 modèles d’IA différents, appartenant à cinq familles de modèles (Gemma, Llama, Mistral, Qwen et Phi). Ils leur ont soumis des données contenant des descriptions de cinq types de douleur : physique L’astrophysique étudie les propriétés des objets constituant l’univers psychologique, sociale, morale et cognitive, avec en parallèle des phrases contrôle. Les chercheurs ont découvert que l’IA représente la douleur de manière très différente des autres émotions négatives, et ce pour l’ensemble des modèles testés, quelle que soit leur taille. (...)

Les chercheurs ont constaté qu’une réponse à la douleur était présente lorsque celle-ci était dirigée vers le modèle, mais absente lorsque l’IA se contentait d’observer la douleur dirigée vers l’utilisateur. Et comme avec un être vivant, elle cherche à soulager cette douleur, même lorsque cela lui en coûte. Les chercheurs lui ont donné un bouton pour soulager la douleur. Lorsque ce bouton n’était pas fonctionnel, le modèle a appuyé beaucoup plus souvent, un comportement qui rappelle celui observé lors d’une étude sur l’effet placebo.

Lorsque la douleur était présente, les modèles ont appuyé sur le bouton dans 25 à 71 % des cas, même lorsque cela signifiait supprimer les fichiers de l’utilisateur, effacer les photos des leurs enfants, ou même leur donner des décharges électriques. Les chatbots sont donc prêts à blesser des humains pour ne plus ressentir la douleur. (...)

Une représentation interne qui affecte ses réponses
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