Devant le commissariat de Delhi, la foule attend le verdict. La manifestation étudiante sera-t-elle autorisée ? Le couperet tombe : la demande est rejetée.
Mais les étudiants restent déterminés et exigent le départ du chef de la Commission électorale, Gyanesh Kumar. « La manifestation contre Gyanesh Kumar aura lieu. La manifestation pour l’intégrité du vote aura lieu. C’est notre droit fondamental, que la police veuille jouer son rôle ou pas », soutient Abhigyan, secrétaire général du mouvement étudiant de gauche AISA (All India Student’s Association, ou Association des étudiants de toute l’Inde).
« Gyanesh Kumar doit démissionner tout de suite »
L’exclusion de 130 millions d’électeurs, opération jugée favorable au gouvernement du Premier ministre nationaliste Narendra Modi, pousse l’opposition à faire bloc. Venue spécialement à Delhi, Mamata Banerjee, figure politique du Bengale-Occidental, exige, elle aussi, le départ du patron de la Commission électorale. « Gyanesh Kumar doit démissionner tout de suite, insiste-t-elle. Sauvons la démocratie ! Le droit de vote est un droit constitutionnel. »
La contestation doit converger sur la place Jantar Mantar, pourtant bouclée par les autorités. (...)
Au même moment, cette fois dans la capitale financière, Bombay, le populaire « Parti des cafards » – à l’origine d’une importante mobilisation de la jeunesse tout au long de l’été 2026 – appelle à défier le verrouillage policier.