(...) Celle-ci l’accuse de l’avoir agressée lors d’une fête chez lui en 2010.
Le ministre des Solidarités est par ailleurs accusé de viol par deux autres femmes. "Ma cliente a foi en la justice. Elle sait qu’elle va faire son oeuvre", déclare à franceinfo l’avocate de la plaignante, Raphaële Bialkiewicz après l’ouverture de cette enquête. Maître Benoît Chabert, avocate de Damien Abad indique à franceinfo qu’il ne souhaite pas faire de commentaire.
Selon l’avocate de la plaignante, les faits se sont produits au premier semestre 2010, lors d’une fête au domicile parisien de Damien Abad. Me Bialkiewicz rapporte que sa cliente a vu "une saleté" au fond du verre que ce dernier venait de lui offrir. Elle a pensé qu’il s’agissait de cendres de cigarette alors elle s’est précipitée aux toilettes pour recracher la gorgée qu’elle venait d’avaler. Elle raconte ensuite avoir été agressée par Damien Abad, qui a selon elle tenté de lui imposer une fellation, avant qu’elle n’arrive à se dégager de son emprise en le frappant au ventre. Selon l’avocate de la plaignante, Damien Abad avait commencé à faire des avances à sa cliente à partir du moment où il a été élu député européen.
Le ministre des Solidarités a répliqué dès lundi en déposant plainte, à son tour, pour "dénonciation calomnieuse" face à des accusations qu’il qualifie de "mensongères". "Je conteste avec la plus grande fermeté toute accusation de tentative de viol ou d’agression sexuelle", a-t-il indiqué dans une déclaration écrite.
Deux autres accusations de viol
Damien Abad est visé par deux autres accusations, cette fois pour viol, révélées par Mediapart quelques jours après sa nomination au gouvernement, le 20 mai. Une femme a porté plainte à deux reprises pour un viol qu’elle dit avoir subi en 2011, une plainte classée sans suite en 2012 puis 2017 par le parquet de Paris.
Une autre femme dit avoir été violée en 2010 mais elle n’a pas porté plainte. Elle avait fait un signalement auprès de l’Observatoire des violences sexistes et sexuelles, qui avait alerté les responsables des partis LREM et Les Républicains juste avant la nomination de Damien Abad au gouvernement. Dans une tribune publiée lundi 20 juin par Le Monde, près de 200 femmes, élues, journalistes, féministes, artistes, avaient réclamé la démission du ministre. (...)