Près de deux tiers des emplois de la fonction publique sont occupés par des femmes. Pourtant, elles sont encore peu présentes dans les emplois d’encadrement et de direction, même si la situation s’améliore lentement.
Près des deux tiers des emplois de la fonction publique sont occupés par des femmes selon les données publiées par le ministère de l’Action et des Comptes publics [1]. Un secteur largement féminisé, contrairement au secteur privé où elles ne représentent que 46 % des emplois. Mais la présence des femmes s’amenuise à mesure que l’on grimpe dans la hiérarchie. Elles ne sont que 41 % à occuper un emploi d’encadrement supérieur et de direction.
C’est au sein de la fonction publique hospitalière (FPH) que les femmes sont les plus représentées (78 % de l’ensemble des emplois), principalement dans les filières administratives et soignantes, où près de neuf agents sur dix sont des femmes, comme, par exemple, dans les établissements hospitaliers ou les foyers-logements pour personnes âgées. Domaines où les femmes occupent près de la moitié des postes de direction : 48 % des directeurs d’hôpitaux ou encore un tiers des ingénieurs hospitaliers en chef sont des femmes.
Après la FPH, la fonction publique territoriale (FPT) est celle qui emploie le plus de femmes (61 %). Elles occupent pratiquement (95 %) tous les postes dans le secteur social et médico-social, administratif (82 %), mais les femmes sont quasiment absentes dans les services d’incendie et secours (5 %) et peu représentées dans les emplois de sécurité et de police municipale (23 %), comme dans ceux liés au sport (28 %). La représentation des femmes au sein des emplois d’encadrement et de direction de la FPT tombe en revanche à 31 %. 41 % des administrateurs territoriaux et un quart des ingénieurs territoriaux en chef, par exemple, sont des femmes.
Enfin, la fonction publique d’État (FPE) fait office de mauvais élève en matière d’égalité professionnelle (...)