Au matin du 1er avril, le centre-ville d’Athènes redevient une vaste zone dite “sécurisée” durant les prochaines 48h, conseil d’ECOFIN oblige. Les manifestations sont interdites, et néanmoins maintenues par les syndicats et les partis de notre opposition ou supposée comme telle. Déjà dimanche 30 mars bien tard dans la nuit, la nouvelle “boite à outils” de l’OCDE et de la Troïka, une variante alors du mémorandum-III ou IV, car on s’y perd, fut adoptée par le... para-Parlement grec.
Un texte de 217 pages, 67.951 mots en seulement deux articles que personne n’aura réellement lu, et que même le conseil juridique de l’Assemblée a jugé “partiellement incompatible” avec le règlement et donc avec la Constitution.
Coïncidence peut-être, la place de la Constitution est sur le point d’être aménagée, et supposons embellie et nettoyée, notamment... suite aux manifestations de la soirée du 30 mars. Certes, le mémorandum... bi-article est passé d’une courte majorité de 152, et de 151 voix pour ce qui est du deuxième article, (le “Parlement” grec compte 300 élus, moins ceux de l’Aube dorée qui sont emprisonnés sans pour autant être déchus de leurs mandats).
Les élus SYRIZA ont formellement quitté la salle au bout d’un temps de cacophonie et de ridicule. Aussitôt, Alexis Tsipras s’est adressé aux manifestants par un coup de théâtre... d’ombres (?), puisqu’aux yeux de nombreux Grecs, les formations politiques qui se disent opposées à ce ridicule qui tue depuis bientôt quatre ans et qui relève du coup d’État parlementaire permanent, ces partis donc auraient dû s’abstenir de toute activité parlementaire et ceci, jusqu’au rétablissement de l’esprit et de la lettre de notre Constitution. Or, ce n’est pas le cas. (...)
le moindre écartement de la ligne imposée par les véritables gouvernants, “provoque” automatiquement l’exclusion de l’élu en question. Tel est le règne de la lugubre marionnette d’Antonis Samaras... recevant les autres à l’occasion de l’ECOFIN d’avril à Athènes. Époque alors finale ! (...)
Au 1er avril, Athènes redevient une vaste zone dite “sécurisée” et les hélicoptères de la... Sécurité survolent nos quartiers. Splendeurs et misères des hommes, des fanatismes et de leurs “Parlements” sous certains regards immuables et... adespotes. Plus le soleil.
Cependant, la presse grecque, celle en tout cas qui ne fait pas (trop) office d’agence de promotion pour nos marionnettes et leurs marionnettistes, reconnaît unanimement ce que tout le monde sait : Ces 217 pages du 30 mars et de l’OCDE-Troïka portent le coup de grâce sur ce qui restait des droits précités après quatre ans de guerre d’anéantissement contre la société, faite par d’autres moyens que les armes disons classiques. Les marins en colère par exemple et aussi grévistes ces derniers jours, estiment que du point de vue de leurs droits justement, la profession retrouve sa position de l’avant 1944. C’est pour dire... (...)