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Face à l’omniprésent Wikipédia, Encyclopædia Universalis dépose le bilan
Article mis en ligne le 22 novembre 2014

La société éditant l’Encyclopædia Universalis a déposé le bilan, incapable de tenir la distance face à Wikipédia. Elle a été placée en redressement judiciaire et ses perspectives futures sont particulièrement sombres.

À l’ère de Wikipédia, quelle place peut occuper une encyclopédie comme celle proposée par Encyclopædia Universalis ? À cette question, les Français ont tranché : une place de plus en plus réduite. En effet, ces derniers ont depuis longtemps pris possession de l’encyclopédie libre, gratuite et ouverte aux contributions, délaissant de fait les solutions dont l’accès aux contenus est payant et verrouillé.

Résultat, les autres encyclopédies disparaissent progressivement. On se souvient par exemple d’Encarta, qui était celle éditée par Microsoft. Celle-ci a été fermée fin 2009, lorsque la firme de Redmond a admis que le marché avait été conquis en quasi-totalité par Wikipédia (sa part de marché atteignait en 2009 97 % des visites à des encyclopédies en ligne, selon une étude de l’époque).

Dépôt de bilan d’Universalis

Cette fois, c’est au tour d’Encyclopædia Universalis d’être sur la sellette. (...)

Sur la seule déclinaison francophone de Wikipédia, il y a eu près de 16 000 internautes qui ont été actifs au cours du dernier mois. C’est plus du double de la totalité des spécialistes mobilisés par Encyclopædia Universalis. L’effet est immédiat : l’évolution de Wikipédia est beaucoup plus dynamique (il suffit de voir le nombre d’articles recensés) que la concurrence.

Évidemment, tous les contributeurs ne sont pas des personnalités reconnues dans leur domaine, mais certains ont une réelle expertise. Parmi eux figurent aussi des universitaires. Et si Wikipédia est loin d’être parfait et peut tout à fait l’objet de critiques, l’encyclopédie en ligne n’a pas à rougir face aux autres encyclopédies. Dans certains domaines, comme les sciences, elle est jugée très fiable. (...)