Bandeau
McInformactions.net
Travail de fourmi, effet papillon...
Descriptif du site
Futura-Sciences
Forage spatial : le Luxembourg vise l’exploitation minière d’astéroïdes
Article mis en ligne le 11 février 2016
dernière modification le 7 février 2016

Après les États-Unis, le Luxembourg a déclaré aménager un cadre juridique pour l’exploitation minière de petits astéroïdes, laquelle s’annonce très lucrative. Des acteurs industriels pionniers dans ce domaine se sont dits intéressés. Deep Space Industries, par exemple, propose de transformer certaines matières collectées dans l’espace.

Longtemps resté un thème de science-fiction, l’exploitation minière d’objets célestes comme un astéroïde géocroiseur – son orbite croise celui de la Terre autour du Soleil – n’a jamais été aussi près de se réaliser. Dans les pas du président des États-Unis, Barack Obama, qui a signé en novembre 2015 une loi permettant aux entreprises américaines de revendiquer la propriété des ressources interplanétaires qu’ils extraient, le gouvernement du Luxembourg a annoncé le 3 février 2016 mettre en place à son tour un cadre juridique pour ouvrir l’exploitation aux investisseurs privés du monde entier. (...)

Au-delà de l’exploration scientifique des astéroïdes – protoplanètes en morceaux qui conservent les traces de la jeunesse du Système solaire –, l’intérêt de leur exploitation est multiple. Ils sont relativement nombreux à s’être égarés dans notre voisinage, à quelques dizaines ou centaines de fois la distance moyenne entre la Terre et la Lune. Leur accessibilité semble donc mettre à portée de main, dans un futur proche, des ressources inépuisables en matériaux très demandés par l’industrie de l’électronique et de la Défense. (...)

Sur Terre, les gisements ont tendance à s’épuiser ou, du moins, deviennent de plus en plus difficiles d’accès, car les éléments les plus lourds ont migré vers le cœur de notre Planète durant sa formation, de sorte qu’ils sont plus rares en surface. Collecter de l’or, du platine, du tungstène ou des silicates apparaît donc plus facile sur des corps de petites dimensions comme les astéroïdes (de quelques mètres à plusieurs dizaines de kilomètres).

Pour relever le défi, la société Deep Space Industries envisage de procéder en quatre étapes. D’abord la prospection, puis la collecte, la transformation et enfin la fabrication. Pour ces deux dernières, cela pourrait se faire (pour certains matériaux) dans des usines aménagées sur place au moyen, par exemple, d’imprimantes 3D ou, pourquoi pas, sur la Lune en partenariat, par exemple, avec le projet de « village de recherche » que l’Esa a récemment présenté pour succéder à la Station spatiale internationale après 2025. Plus ou moins riches en eau, les petits astéroïdes exploités pourraient aussi contribuer dans le ravitaillement en carburant (oxygène ou hydrogène) de futures missions humaines ou robotisées. (...)