Le président du syndicat des gynécologues obstétriciens vient d’affirmer à la télévision qu’une IVG était un homicide. J’ai beau vomir les propos de Bertrand de Rochambeau, je ne peux que le féliciter de s’être si clairement exprimé : il nous offre l’occasion d’en finir avec la fameuse clause de conscience dans laquelle il se drape et qui n’est qu’un voile d’hypocrisie réactionnaire suintant d’obscurantisme.
ans un reportage de TMC repris par le site du Monde.fr, Bertrand de Rochambeau président du Syngof, syndicat de gynécologues obstétriciens (qui en 2017 comptait 1600 adhérents, soit un peu moins d’un quart des 6748 praticiens de la spécialité) déclare explicitement que l’IVG est un homicide – et que pour cette raison il n’en fait pas (ou plus) ; qu’affirmer le contraire est simplement « une opinion », et que « la loi le protège, et sa conscience aussi ».(...)
Le président d’un syndicat professionnel est le représentant de ceux qui l’ont élu. Il énonce les positions politiques et sociales du syndicat, il est le porte-parole de ses réflexions et de ses décisions, il incarne ses valeurs. Quand il s’exprime, il le fait au nom de son organisation – à moins de dire explicitement que ses déclarations n’engagent que lui (...)
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Cinq propositions visent à "améliorer l’accès à l’avortement", c’est-à-dire à "simplifier le parcours des femmes, renforcer l’offre de soins et éclairer les zones d’ombres".(...)
Le rapport propose également de supprimer la clause de conscience permettant aux médecins de refuser de pratiquer une IVG. Les auteurs estiment en effet cette disposition spécifique à l’avortement redondante avec la clause de conscience générale, s’appliquant à tous les actes médicaux et inscrite dans le Code de la santé publique. (...)
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Pour la présidente du Conseil national de l’Ordre des sages-femmes, pratiquer un avortement est un « exercice médical particulier ». « D’un côté, on essaye de maintenir coûte que coûte une grossesse très fragile, et de l’autre, on est amené à interrompre des grossesses qui auraient aisément abouti, ce sont des pratiques à 180°. »
« Pour que l’avortement soit réalisé avec empathie et bienveillance, il faut l’assentiment personnel du professionnel de santé. Sous la contrainte, c’est mal fait », poursuit Marie-José Keller, qui affirme que Simone Veil « avait beaucoup insisté sur cette clause de conscience ». (...)