Elle a signalé à la police, aux gendarmes et à l’aide à l’enfance les violences qu’elle subissait. « J’ai même écrit à Marlène Schiappa [alors secrétaire d’Etat en chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes]. Rien n’a été fait. On m’a dit à chaque fois qu’il allait certainement se calmer », regrette-t-elle.
Se disant très « en colère » contre les institutions qui sont restées sourdes à ses appels à l’aide, elle dit aujourd’hui se sentir « coupable » : « Aujourd’hui, il y a quatre orphelins, si j’avais pu me faire entendre, on n’en serait pas là. J’ai tout essayé. » (...)
Le forcené a ouvert le feu sans menaces préalables sur les gendarmes. Le meurtrier, « parfaitement aguerri au fonctionnement des armes » - il faisait du tir sportif -, disposait d’un « équipement militaire hors norme » : un Glock et un fusil d’assaut AR15 équipé d’un silencieux, d’une torche et d’une visée laser. Il portait un gilet pare-balles et quatre couteaux à la ceinture. Cet homme au profil « très inquiétant » était « catholique, très pratiquant, voire extrémiste. Survivaliste. Il semblerait qu’il était convaincu de la fin du monde prochaine », a relaté M. Maillaud, le procureur de la République de Clermont-Ferrand. (...)