Ci-dessous quelques textes, dont un communiqué d’élus du XXe en désaccord avec la maire, également élue. Elle est socialiste, eux sont d’Europe écologie ou du Parti de gauche.
Ils ne seraient pas d’accord au sujet de ceux qu’on appelle les biffins, ou marchands à la sauvette. Présents dans le XXe arrondissement depuis des temps immémoriaux – et sans aller si loin, je peux témoigner en avoir été dans ma lointaine jeunesse, en 1977-78 –, ils sont aujourd’hui persécutés, en particulier depuis l’élection de Madame Calandra à la mairie d’arrondissement. Dès lors, aussi bien Porte de Montreuil qu’à Belleville, s’est installé une sorte d’état de siège par éclipses, où alternent vendeurs et CRS.
(...) Leur nombre se multiplie avec la crise ? Eh oui. D’une part, on est de plus en plus nombreux à en être réduits aux dernières extrêmités, d’autre part, il y a de plus en plus de clients pour acheter au moins cher du moins cher, de même que nombreux sont ceux, avec logement et travail qui demandent le secours des soupes populaires et autres Restaus du cœur, simplement pour pouvoir payer leur loyer – et ne pas être expulsé, et ne pas se retrouver à la rue…
Il faudrait avant tout, dans une ville comme Paris, s’attaquer au problème des loyers. Une ville ne peut pas rester une ville, c’est-à-dire le lieu où tous se retrouvent, riches et pauvres, venus de près ou de loin, pour travailler ou pour s’amuser, si la moitié de ses richesses s’absorbent dans la pierre. (...)
Face à des politiques si violentes, il est normal que des désordres apparaissent. C’est d’auto-défense qu’il s’agit. Et ces désordres, pour être supportables, ne demandent qu’un peu de tolérance mutuelle, et du bon sens. (...)
on nous dit que les commerçants seraient mécontents de cette concurrence sauvage… C’est sûrement vrai pour le « tout pour rien », ou « tout à un euro », qui trône sur le boulevard. Il n’est pas sûr pour autant que cela soit lui qui se plaigne. Au contraire. Quant aux autres, sérieusement, ils estiment que les marchands à la sauvette leurs font de l’ombre ? Ils auront oublié de se plaindre des grandes surfaces – sans parler des hyper-marchés, du Carrefour de la Porte de Montreuil et de je ne sais quoi encore. (...)
Taper sur les plus faibles, considérer qu’ils doivent être encadrés, contrôlés, ou chassés… Ce n’est certes pas une voie pour quoi que ce soit sauf à se résigner au pire… le merveilleux monde sécuritaire qu’on nous promet, auquel il est toujours temps de dire non. (...)
Biffins et vendeurs à la sauvette venez à la réunion
le 24 mai à 19h à La Maison du Bas-Belleville (...)
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