Après leur double condamnation pour fraude fiscale et blanchiment aggravé, Patrick et Isabelle Balkany vont-ils perdre leurs mandats d’élus de Levallois-Perret ? Pour l’heure, le gouvernement, à qui appartient la décision d’une hypothétique révocation, préfère botter en touche.
(...) Vendredi dernier, Patrick et Isabelle Balkany ont été relaxés des accusations de corruption, mais reconnus coupables de blanchiment aggravé de fraude fiscale.
Autre argument invoqué par la porte-parole, “le parquet a fait appel, il est donc prématuré d’évoquer pour le gouvernement à ce stade” la révocation de Patrick Balkany. Et ce “même si en général le caractère définitif d’un jugement n’est pas une condition pour déterminer si l’on se penche sur la question de la révocation d’un maire”. (...)
Comme le prévoit la loi, c’est un arrêté ministériel motivé et pris en conseil des ministres qui, seul, permet de révoquer un élu. Les déboires judiciaires peuvent être considérés comme tombant sous le coup de la “perte de l’autorité morale” de l’édile, l’une des causes servant historiquement à justifier la révocation d’un maire. (..)