Les organisations laïques européennes, dont l’UFAL, rassemblées dans l’Alliance Laïque Européenne, ont dénoncé le caractère anti-laïque d’une telle déférence, de la part d’une institution démocratique, pour le chef d’une des religions de l’Europe. Elles n’ont pas obtenu de réponse de Martin Schulz à leur interpellation. Mais le président du Parlement Européen vient d’avouer les véritables raisons de l’accueil du chef de l’église catholique en grande pompe à Strasbourg.
Dans un entretien publié en une du quotidien du Vatican, Martin Schulz a déclaré que la visite du pape pourrait « sortir l’Europe de sa torpeur », évoquant un « rôle de premier plan de l’Eglise pour limiter les dégâts, matériels et immatériels, de la crise économique ».
Or, le même Martin Schulz, issu du groupe « social-démocrate » du Parlement européen, est un des chantres des politiques d’austérité et des traités de rigueur ultralibéraux dont les résultats ne cessent de dégrader les conditions de vie et d’emploi des Européens.
Nous sommes tombés bien bas si le seul espoir d’un dirigeant européen est de s’en remettre à la charité chrétienne, en échange de l’abandon de toute neutralité religieuse des institutions. (...)