Maintes fois repoussée, à tel point qu’on aurait pu l’oublier. L’extension du répertoire des représentants d’intérêts au monde local est pourtant bien réelle en ce début d’été. Concrètement, cette réforme, issue de la loi « Sapin 2 » du 11 octobre 2013, oblige les représentants d’intérêts (voir infographies ci-dessous) à déclarer leurs activités d’influence sur un répertoire national, dont la gestion est confiée à la HATVP. Ce recueil, en vigueur depuis cinq ans pour les seules décisions nationales, est étendu à compter du 1er juillet à la sphère locale. Un détail ? Loin s’en faut.
« Cette règle est ancienne et la date d’application de l’extension à la sphère locale du répertoire a plusieurs fois été reportée ; à ceci vous pouvez ajouter que les collectivités ne se sentent pas concernées par les lobbys », expose l’avocat spécialiste des questions d’éthique publique, Samuel Dyens.
Un sentiment partagé par Béatrice Guillemont, directrice générale d’Anticor, association de lutte contre la corruption, (...)
cette action auprès des élus locaux est réelle, « nécessaire » même, d’après l’avocat spécialiste, qui y voit « une amélioration des décisions publiques quand elle est transparente ».