VIDEO. « Quand vous avez déjà la bague au doigt, les masques tombent » : la travailliste Rosie Duffield a ému ses collègues aux larmes.
John Bercow, le fameux « speaker » de la Chambre des Communes, a qualifié son discours de « contribution la plus émouvante qu’il ait entendue dans cette Chambre depuis vingt-deux ans qu’il y siège ».
En moins de dix minutes, la députée travailliste Rosie Duffield a fait pleurer les (peu nombreux) députés présents à la Chambre mercredi 2 octobre lors des débats en vue de l’adoption d’une loi sur les violences conjugales, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous :
La députée a fait comprendre qu’elle avait été victime de violence conjugale, en racontant comment l’engrenage du contrôle s’est progressivement refermé sur elle. (...)
Si elle ne parle pas de violences physiques, elle décrit avec précision comment la violence psychologique s’est mise en place, évoquant notamment l’alternance entre des phases de colère noire et de repentance, de promesses, puis de nouveaux accès de rage.
Elle a également insisté sur la mainmise financière de son ex-partenaire. « Une nuit, après avoir pleuré, et vous être fait harceler parce que vous aviez suggéré qu’il contribue à l’achat du nouveau canapé, vous décidez que vous n’en pouvez plus. »
Alors qu’elle se rasseyait, elle a été chaleureusement embrassée et entourée par ses collègues, dont certains, comme elle l’a révélé lors de ce discours, l’ont aidée à sortir de l’engrenage. (...)