D’un œil distrait, je regardais donc le JT de TF1, quand tout à coup une brève m’interpelle : Il y a de plus en plus de pénurie de médicaments.
Heureusement que j’étais assis, car sinon je serais tombé à la renverse. Comment peut-il y avoir des pénuries de médicaments ? Les labos engrangent de l’argent d’une façon phénoménale, et ils n’arrivent pas à produire suffisamment les médicaments ? On se moque de nous !
Voici les explications que l’on nous fournit :
Quatre produits sur cinq sont fabriqués en Asie, ce qui signifie plus de 80% de la fabrication.
Apparemment difficultés de production du fait de l’éloignement, mais aussi, répartition difficile des médicaments voulue par les laboratoires eux-mêmes à travers le monde. Allons bon, trop de grèves ? Trop de syndicats ? Plus personne ne contrôle les chaînes de production ?
Non rien de tout ça. Juste un système de quotas a été mis en place. En 2010, un collectif d’associations de lutte contre le sida avait déjà tiré la sonnette d’alarme suite à des ruptures d’approvisionnement des pharmacies en antirétroviraux. Mais actuellement, ce sont antiépileptiques, antidépresseurs, antihypertenseurs… Sur les 5.300 médicaments commercialisés en France, entre 160 et 370 sont régulièrement absents des rayons des pharmacies depuis plusieurs mois.
600 médicaments en France font l’objet d’un contingent orchestré par les laboratoires. Si la demande s’avère être supérieure aux quotas réservés à la France, les grossistes ne peuvent donc plus approvisionner les pharmacies.
L’ex-président de la Chambre syndicale de la répartition pharmaceutique s’alarme « En quarante ans de métier, je n’ai jamais vu autant de ruptures de stocks ».
Je dois être bouché, car je ne comprends toujours pas cette histoire de quotas. A moins que, bon dieu mais c’est bien sur, comme de plus en plus de médicaments sont bidons et font la fortune des laboratoires pharmaceutiques depuis longtemps, le système des quotas permet de rendre les consommateurs encore plus dépendants (...)
C’est bien ça : Les labos font la pluie et le beau temps. Il suffit de voir le scandale du Médiator. Pas beaucoup d’indemnisation des victimes et Servier est toujours là.
Une des solutions serait de relocaliser la production. Mais voilà, nous connaissons l’amour inconsidéré des grosses entreprises pour la fabrication en Asie. En un mot, business is business. (...)