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Les loups gris attaquent l’association kurde de Lyon et blessent gravement 4 personnes
Le Conseil démocratique kurde en France
Article mis en ligne le 3 avril 2021
dernière modification le 4 avril 2021

Nous sommes profondément indignés d’apprendre qu’une vingtaine de « loups gris » à la solde de l’islamo-fasciste turc Erdogan ont attaqué aujourd’hui, samedi 3 avril, l’association kurde de Lyon membre de notre réseau. Les loups gris vêtus de cagoules, ainsi que de battes de baseball et d’armes blanches, ont attaqué avec la plus grande violence notre association de Lyon et passé à tabac ses membres. 4 kurdes se trouvant dans l’association ont été blessés jusqu’au sang par les dangereux nervis d’Erdogan.

C’est la deuxième attaque des fascistes turcs contre les membres de la communauté kurde de Lyon en l’espace de seulement 2 semaines. Il n’est pas anodin que ces attaques violentes et organisées des loups gris à l’encontre de la communauté kurde en France interviennent à l’issue du rapprochement diplomatique turco-français.

En France aussi, les Kurdes sont aujourd’hui la cible des islamo-fascistes turcs. Des groupes soi-disant interdites par le gouvernement français s’organisent ouvertement et en toute impunité pour attaquer les communautés kurde et arménienne de France. C’est avec les termes les plus forts que nous dénonçons l’attitude laxiste adoptée par le gouvernement français à l’égard des nervis d’Erdogan en France.

Il est clair que, à l’instar de précédentes attaques perpétrées par les loups gris sur le sol français, cette dernière attaque est entièrement orchestrée par les services de renseignements turcs afin de semer le chaos sur le territoire national.

Nous alertons les organisations de la société civile sur cette menace grave que semblent ignorer les services de renseignement français qui n’ont rien fait pour empêcher cette attaque, tout comme ils n’ont pas bougé pour prévenir l’assassinat des trois militantes kurdes en 2013 à Paris. (...)

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À la fin des années 1970, apparaissait le slogan thatchérien « There is no alternative » (TINA) pour tourner la page des grandes espérances des années 1960. Quarante ans plus tard, certains ne craignent pas de dire qu’il est plus facile d’imaginer la fin du monde que la fin du capitalisme – d’où le succès de la collapsologie dans le grand public. C’est donc peu de dire que les tentatives d’aller vers une société différente au profit du plus grand nombre ont été rares durant les dernières décennies. Après l’insurrection du Chiapas au Mexique en 1994, il faudra attendre une vingtaine d’années pour voir une autre expérience attirer l’attention des observateurs dans le contexte d’un Proche-Orient bouleversé par des guerres et des crises de toutes sortes.

L’alternative kurde

En 2015, alors que l’ombre sinistre des attentats islamistes s’abat sur la France, la bataille de Kobanî et la victoire des milices kurdes sur les djihadistes de l’« Organisation État islamique » (OEI) attire l’attention sur l’expérience qui se déroule dans cette région du nord de la Syrie. Les forces kurdes apporteront une contribution décisive, au sol, pour battre les troupes de l’OEI jusqu’à la chute de son dernier bastion à Baghouz, en mars 2019. Qui sont ces combattants kurdes ? Il s’agit des Unités de protection du peuple (YPG) et des Unités de protection de la femme (YPJ), branches armées du Parti de l’union démocratique (PYD) considéré comme la branche syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dont le leader est Abdullah Öcalan
. Emprisonné sur l’île prison d’Imrali, au sud d’Istanbul, depuis février 1999, il a amené son parti à abandonner théoriquement le marxisme-léninisme et la conquête de l’État pour s’inspirer du municipalisme libertaire du penseur américain Murray Bookchin
 : Öcalan et ses partisans promeuvent désormais ce qu’ils appellent le confédéralisme démocratique. Un commandant des YPG en donne la définition suivante : « Ce n’est ni l’idée anarchiste d’abolir l’entièreté de l’État immédiatement, ni l’idée communiste de prendre le contrôle de l’entièreté de l’État immédiatement. Avec le temps, nous allons organiser des alternatives pour chaque partie de l’État contrôlée par le peuple, et quand elles fonctionneront, ces parties de l’État se dissoudront. » (...)