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Les méduses, gagnantes du bouleversement des océans
Article mis en ligne le 28 septembre 2019
dernière modification le 27 septembre 2019

Elles déferlent parfois par milliers sur les plages, au grand dam des baigneurs qui craignent leurs brûlures : entre surpêche, réchauffement des eaux et multiplication du plastique, les méduses profitent des bouleversements causés par les humains dans les océans.

La prolifération de ces animaux, apparus sur terre il y a environ 600 millions d’années, serait telle qu’elle provoquerait une "gélification" des océans, en piteuse santé comme devrait le montrer le rapport spécial des experts climat de l’ONU publié mercredi.

Fabien Lombard, spécialiste de l’écologie du plancton et des méduses à Villefranche-sur-Mer, tempère cette idée de gélification.

"Il y a plus de méduses dans certaines zones dans le monde", confirme-t-il à l’AFP, comme en mer Noire, au large de la Namibie, ou encore en mer du Japon. Plus compliqué de dire si leur présence a augmenté dans d’autres régions du globe. Une base de données mondiale sur les méduses a été créée en 2014, mais il reste ardu de quantifier les populations.

Les méduses, qui font partie des premiers habitants de la planète, vivent aujourd’hui dans toutes les mers et océans et à toutes les profondeurs, jusqu’aux abysses. Constituées de 95 à 98% d’eau, dépourvues de cerveau, capables de flotter et de nager mais pas de résister aux courants marins, elles font parties du zooplancton. (...)

Comment éviter une invasion ? "Il faut des écosystèmes qui fonctionnement normalement, avec une grande biodiversité", plaide Philippe Cury. "On peut toujours rêver d’aller à la pêche aux méduses", pour les manger ou s’en débarrasser, "mais ce n’est pas sérieux, elles se reproduisent très vite".