Bandeau
McInformactions.net
Travail de fourmi, effet papillon...
Descriptif du site
Taranis news
MANUEL DE SURVIE DU JOURNALISTE REPORTER D’IMAGES EN MANIFESTATION
Article mis en ligne le 17 mai 2019
dernière modification le 15 mai 2019

Journaliste Reporter d’Images (JRI) en France est en majorité un métier assez ennuyeux, chronophage et peu rémunérateur quand il n’est pas à la limite de la précarité. Afin de répondre à ce problème, nombre de JRI se spécialisent dans des domaines particuliers (faits divers, hard news, documentaires, people, TV mainstream, studio, reportages sur les animaux, spécialités sécurité ou défense, politique ou sociale …), afin de devenir des interlocuteurs privilégiés dans un domaine de compétence bien défini. Ainsi ont-ils plus de chance d’être appelés à couvrir des sujets dont ils possèdent déjà les réseaux et les contacts, et dont ils maîtriseront les usages sur le terrain. (...)

Les risques sont multiples : destruction d’un matériel très couteux, blessures corporelles parfois graves, intoxication chronique aux gaz lacrymogènes, stupides accidents comme des chutes sur des débris de verre, des rebonds de projectiles ou des surdités temporaires … Il arrive même que certains développent des symptômes de Syndrome de Stress Post-Traumatique (SSPT). Entendons-nous bien : il est impossible de comparer le « Journalisme de Guerre » à celui de manifestation, quand bien même celles-ci « virent à l’insurrection ». Mais certains contextes de tensions, en particulier lors de la présence de blessés graves ou d’un sentiment « d’enfermement », lorsque l’on sent que sa vie est mise danger ; Bien qu’ils soient de beaucoup plus courte durée en manifestation que sur les zones de conflits, peuvent parfois produire les mêmes effets à force de répétition.

On sait qu’en cas d’opération des forces anti-émeutes Françaises, la Police retarde le passage des secours (pompiers ou ambulances) appelés par les manifestants. C’est un fait qui a été observé par nos équipes à de nombreuses reprises dans tout le pays et qui est rapporté par des nombreux témoignages. Il est donc nécessaire de s’assurer d’abord de ne pas être blessé, et ensuite d’avoir à sa disposition le minimum d’équipements de secours afin d’éviter d’aggraver ses blessures, en attendant de pouvoir consulter une équipe médicale. Ce qui peut parfois prendre du temps.

Les manifestants ont largement recours aux « Street Medics » pour pallier à ce problème, mais aussi pour éviter d’être arrêtés à la sortie de l’Hôpital (...)

CHAPITRE 1 : Tout citoyen a le droit de filmer et de diffuser des images de la Police (...)