Les Calédoniens avaient déjà voté en 2018 et 2020 : le dernier référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie doit se tenir le 12 décembre prochain. Les indépendantistes kanaks assurent qu’ils ne respecteront pas le résultat. Ce dimanche 14 novembre 2021, Palika-FLNKS a parlé d’une décision « inique » qui « relève de la provocation politique. »
Des partisans de l’indépendance kanak brandissent des drapeaux du Front socialiste de libération nationale kanak (FLNKS) après le référendum sur l’indépendance sur le territoire français du Pacifique Sud de la Nouvelle-Calédonie à Nouméa le 4 octobre 2020. Photo d’archives.
« L’entêtement de l’État […] pourrait engendrer une situation de tension dangereuse pour la paix civile », a encore prévenu le Palika, dont le chef de file, Paul Néaoutyine, est signataire de l’accord de Nouméa et président de la province Nord.
Les loyalistes soutiennent ce scrutin
Le haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, Patrice Faure, a annoncé vendredi lors d’un déplacement officiel dans un village géré par les indépendantistes, que le gouvernement avait pris la décision de maintenir le troisième et dernier référendum de l’accord de Nouméa au 12 décembre.
Il a mis en avant « la situation sanitaire maîtrisée » avec des indicateurs bien orientés, après que Sébastien Lecornu, le ministre des Outre-mer, eut insisté sur le fait que « seul le critère sanitaire » serait pris en compte dans le choix de maintenir ou pas le vote.
Les partis loyalistes réclament qu’il se tienne à la date prévue du 12 décembre.
En revanche, le FLNKS a fait savoir depuis le 20 octobre qu’il ne participerait pas à ce référendum dont il ne reconnaîtra pas le résultat, arguant de l’impossibilité de « mener une campagne équitable » et d’une population kanake plongée dans le deuil – plus de 50 % des 272 morts sont d’origine Kanak.
Une instance de l’ONU saisie ?
Le parti indépendantiste accuse l’État « d’avoir manqué à de nombreuses reprises à la neutralité requise » et « choisi de prendre fait et cause pour la droite coloniale ».
Le Palika affirme enfin dans ce texte qu’il « saisira l’instance internationale de décolonisation de l’ONU pour dénoncer l’absurdité d’une consultation d’autodétermination sans le peuple colonisé ». (...)