Les six militantes féministes auraient été sanctionnées par des agents municipaux. La mairie assume de lutter contre l’affichage sauvage.
La scène s’est déroulée à quelques encablures de Matignon. Un groupe de militantes féministes assure avoir été verbalisé, vendredi soir, pour avoir collé des messages de lutte contre les féminicides dans les rues de Paris.
« On veut arrêter de compter nos mortes. Pour cela, il faut des moyens. Le but de cette campagne d’affichage était d’alerter les institutions sur ces besoins », expose Marguerite Stern, l’instigatrice de ces actions, jointe par Le Parisien. (...)
Un autre groupe, chargé de coller des messages aux alentours du Sénat et de l’Assemblée nationale, a été obligé de mettre fin à son action par la police nationale. « Ce qui s’est passé est emblématique : au lieu de nous protéger, on nous accuse, déplore Marguerite Stern. On transforme les militantes en délinquantes. Pendant ce temps, on refuse toujours les plaintes de femmes en danger de mort imminente. » (...)
Samedi, son groupe devait se réunir prochainement pour envisager des suites à donner aux actions de la veille. Avec, par exemple, l’éventualité d’une cagnotte en ligne pour participer au règlement des fameuses verbalisations.