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Passeurs d’hospitalités
Quand la préfète menace Passeurs d’hospitalités
Article mis en ligne le 8 mai 2016

Dans l’arrêté interdisant la manifestation prévue aujourd’hui devant le centre de rétention de Coquelles (voir ici et là), à côté de Calais, Passeurs d’hospitalités et son rédacteur principal son nommément cités : « Vu l’appel à rassemblement devant le centre de rétention administrative de Coquelles le samedi 7 mai 2016 à 13h30 lancé par le collectif Facebook « Calais Migrant Solidarity – No Border » dans le cadre de la journée internationale contre les centres de rétention administrative et relayé depuis le 20 avril 2016 par le collectif « Passeurs d’hospitalités », représenté par Monsieur Philippe WANESSON, militant « No Border » ».

À part la date et l’heure du rassemblement, pas grand’ chose qui soit exact dans ce paragraphe dont la fonction dans le texte est de désigner des responsables – avec la portée juridique que ça peut avoir, il s’agit d’un arrêté, pas d’un simple tract – tout en distillant un discours de propagande, dans lequel les « No Borders » sont la figure fantasmatique de l’ennemi de l’État.

No Border n’est pas l’organisateur de la manifestation d’aujourd’hui, ce n’est pas non plus un « collectif facebook », c’est un mouvement pour l’abolition des frontières.

Passeurs d’hospitalités n’est pas un collectif, c’est un blog, c’est-à-dire à son échelle un média d’information, de réflexion et de lutte contre la désinformation concernant la situation des exilé-e-s à Calais. C’est à ce titre qu’il a publié l’appel à la manifestation d’aujourd’hui, comme d’autres appels à des événements divers.

Philippe Wannesson (avec 2 N) est le rédacteur principal de ce blog. Comme c’est moi qui tiens la plume aujourd’hui, je peux préciser que je ne suis pas membre du mouvement « No Border ». J’entretiens des rapports normaux avec celui-ci, comme avec les autres groupes, collectifs, associations de soutien aux exilé-e-s à Calais. Sachant que cette normalité n’est pas du goût des autorités qui cherchent à diaboliser et à isoler ce mouvement.

Être traité de « No Border » n’est pas une insulte, mais sous la plume des autorités c’est une menace. (...)