Quatre personnes ont été secourues au large des côtes brésiliennes la semaine dernière. Ces migrants étaient partis de Lagos, au Nigeria, cachés sur le gouvernail d’un cargo. C’est la troisième fois en quelques mois que des exilés prennent la mer de cette façon.
Des images diffusées par la PF montrent des hommes assis sur le safran, la partie du gouvernail se trouvant sous la coque qui peut parfois être immergée.
Les exilés étaient montés sur ce paquebot au Nigeria. "Ils ont été localisés par des membres de l’équipage du navire" qui battait pavillon libérien, "parti de Lagos le 27 juin", ont précisé les policiers brésiliens dans un communiqué.
Une source policière a indiqué à l’AFP que les passagers étaient "en bonne santé" et "bien alimentés". Leurs conditions de navigation étaient pourtant extrêmement précaires pour ce voyage de presque deux semaines à travers l’Atlantique.
Les exilés ont été conduits au groupe maritime de la PF pour y être identifiés. "Ils resteront ensuite sous la responsabilité de l’Agence maritime jusqu’à ce qu’ils soient renvoyés dans leur pays d’origine", peut-on lire dans le communiqué.
Une dangereuse traversée
Les traversées de l’Atlantique de cette manière se multiplient ces dernières semaines. (...)
Ce genre de périples est extrêmement dangereux. Les migrants traversent l’Atlantique à l’air libre, à la merci des remous en mer, les pieds flottant à quelques centimètres de la surface de l’eau. Cet océan est connu pour ces vents violents et ces impressionnantes vagues. En pleine mer, le safran peut se retrouver complètement sous l’eau.