L’un des premiers « référendums d’entreprise », prévus par la loi Travail, entrée en vigueur le 1er janvier, vient de se dérouler. 4200 salariés de la branche maintenance de RTE, la filiale d’EDF en charge du réseau d’électricité haute tension, étaient invités à se prononcer sur un projet de la direction modifiant leurs temps et horaires de travail. Le texte, contesté par la CGT mais défendu par la CFDT et la CFE-CGC, prévoyait notamment la remise en cause partielle du principe de volontariat pour les « chantiers urgents ». Tout technicien, même s’il ne s’était pas déclaré volontaire, aurait ainsi pu être sollicité en urgence par la direction. Le projet réduisait également le « délai de prévenance », le délai d’intervention sur le terrain, de 7 à 1 jour.
Près de 71% des votants ont rejeté le projet, selon le dépouillement du vote électronique qui s’est conclu le 30 mars. Le résultat de cette consultation est « un véritable camouflet pour la loi Travail et la direction de RTE », a immédiatement réagi la CGT, le syndicat majoritaire opposé au projet. « C’est un accord qui flexibilise le temps de travail des équipes opérationnelles », ajoute Francis Casanova, délégué central cégétiste de la filiale d’EDF. A l’inverse, la CFDT s’inquiète désormais pour la pérennité de la mission de service public sur ces chantiers. (...)