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le Monde
Samantha Geimer, Robin, Valentine Monnier… les différentes affaires et accusations impliquant Roman Polanski
Article mis en ligne le 15 novembre 2019

Une avant-première annulée, un hashtag #BoycottPolanski sur les réseaux sociaux, des acteurs qui se décommandent des émissions où ils devaient défendre le film… La promotion de J’accuse, le long-métrage de Roman Polanski consacré à l’affaire Dreyfus, en salle depuis le 13 novembre, est bouleversée par l’accusation de viol portée à l’encontre du réalisateur par l’ex-mannequin Valentine Monnier dans Le Parisien le 8 novembre, quelques jours avant la sortie du film.

Depuis le 11 mars 1977, plusieurs femmes ont accusé Roman Polanski d’avoir été agressées sexuellement ou violées. Tous les faits allégués n’ont pas donné lieu à des dépôts de plainte, et certains sont prescrits.

Le point sur ces affaires. (...)

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Accueil mitigé du film "J’accuse" de Roman Polanski à la Mostra de Venise

Présenté vendredi soir, le 30 août, à la Mostra de Venise, le dernier film de Roman Polanski sur l’Affaire Dreyfus a suscité de premières réactions contrastées.

Le réalisateur franco-polonais de 86 ans, toujours poursuivi par la justice américaine pour le viol en 1977 d’une adolescente, n’est pas apparu pour présenter son film dans la soirée sur le tapis rouge de la Mostra. Sa femme Emmanuelle Seigner, qui joue dans J’accuse, était là en revanche aux côtés de ses partenaires du film : l’Oscarisé Jean Dujardin, qui joue le lieutenant-colonel Georges Picquart, le personnage principal du film, et Louis Garrel, qui incarne Alfred Dreyfus, tous deux se pliant à l’exercice des photos et des autographes. (...)

Le producteur italien Luca Barbareschi avait pris soin au début de cette conférence de presse d’appeler à laisser "derrière nous toute polémique" pour se concentrer sur le film. "Ici, ce n’est pas un tribunal moral", avait-il ajouté. La présence de J’accuse en lice pour le Lion d’or a suscité ces dernières semaines de vives critiques de la part des féministes.
La polémique dans le sillage de #MeToo

La présidente du jury Lucrecia Martel avait elle-même confié être "très gênée" par la sélection du film et fait savoir qu’elle "n’assisterait pas" à la soirée officielle. Elle était ensuite revenue sur ses propos, disant n’être "en aucune façon opposée" à sa présence en compétition. Dans le sillage de #MeToo, le réalisateur s’attire depuis plusieurs années les foudres des féministes, qui n’acceptent pas que ses films continuent à être montrés dans des festivals, tandis que l’Académie des Oscars a décidé de l’exclure l’an dernier.

Roman Polanski avait plaidé coupable en 1977 de détournement de mineure pour avoir eu des relations sexuelles illégales avec Samantha Geimer, alors âgée de 13 ans. Il a fui les Etats-Unis à la suite d’un changement de position du juge, qui risquait de le condamner à une peine plus lourde que prévue. Les procureurs américains cherchent toujours à le faire revenir dans ce pays pour qu’il y reçoive sa sentence.