Bandeau
McInformactions.net
Travail de fourmi, effet papillon...
Descriptif du site
Infomigrants
Six migrants meurent dans le naufrage de leur embarcation au large d’Alger
Article mis en ligne le 8 août 2022

Un bateau à moteur a chaviré près de la ville d’El Hammamet, à l’ouest de la capitale algérienne, faisant six morts. Six personnes, dont une femme enceinte, ont également été blessées et transférées à l’hôpital. Les recherches se poursuivent pour retrouver d’autres passagers disparus.

Ils pensaient rallier le sud de l’Espagne en quelques heures. Leur embarcation n’est finalement jamais arrivée à destination. Six personnes sont mortes, lundi 8 août, vers 4h du matin, dans un naufrage près de la plage du Grand Rocher, à Hammamet, sur la côte ouest d’Alger. Leurs corps "ont été repêchés" et "six personnes blessées, dont une femme enceinte, ont été transférées à l’hôpital de Bainem", à l’ouest de la capitale, a fait savoir la télévision privée Ennahar. (...)

D’après le journal algérien TSA, les seize passagers, âgés de 20 à 30 ans, étaient originaires de différents pays d’Afrique subsaharienne et d’Algérie. Ils avaient pris place à bord d’une embarcation dite "Boaty", qui devait leur permettre de rejoindre la ville espagnole d’Alicante en 16 à 18 heures.

Pour réserver une place sur ce genre de bateau, les passagers doivent payer "entre 200 000 et 300 000 dinars (1 500 euros)", précise le média, ce qui en fait l’option "bon marché" de la traversée.

À titre de comparaison, les petits bateaux rapides, appelés "Sarii" peuvent atteindre la côte espagnole en quelques heures. Y obtenir une place est, logiquement, bien plus coûteux : les candidats à l’exil déboursent environ 900 000 dinars (4 500 euros). (...)

Les candidats à l’exil traités comme "des enfants turbulents"

Minée par une crise économique et politique, l’Algérie voit chaque année – surtout lors des périodes estivales – nombre de ses jeunes quitter le littoral pour une vie meilleure en Europe. En lieu et place de réformes structurelles pour changer la donne, le gouvernement mise sur la répression.

Pour lutter contre les départs en mer, les garde-côtes algériens procèdent régulièrement à des arrestations de migrants au large de ses côtes. Selon le ministère de la Défense, entre le 27 juillet et le 2 août dernier, les autorités ont intercepté 147 individus à bord d’embarcations de fortune. Et depuis le début de l’année, 2 352 personnes au total ont été stoppées sur le chemin de l’exil. (...)

Si la majorité des personnes qui prennent la mer arrivent à destination, beaucoup disparaissent aussi sans jamais être retrouvés. Les courants et les vents forts observés dans cette zone de la Méditerranée rendent la traversée très dangereuse. (...)