Un homme est mort électrocuté sur le toit d’un train, lundi. Un incendie s’est déclaré sur le toit de la rame en raison de la présence de cette personne, "très vraisemblablement un migrant", selon la préfecture. Un tel drame s’est déjà produit plusieurs fois par le passé.
"La fermeture des frontières a encore tué à Menton", a déclaré l’association Roya-citoyenne, lundi 9 janvier, interrogée par le journal Nice matin.
Une enquête a été ouverte et confiée à la sûreté départementale, a indiqué à Nice matin la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP).
Les pompiers sont intervenus dans la soirée après que l’alerte a été donnée "aux alentours de 18h10", rapporte le site d’information 20 minutes. La circulation a été interrompue et les secouristes "ont découvert un début d’incendie au niveau du pantographe de la rame, [qui établit le contact électrique avec la caténaire], suite à la présence de [cette] personne", a précisé le Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) des Alpes-Maritimes, interrogé par 20 minutes.
"Sur le toit d’un train, un homme qui cherchait seulement une vie meilleure a été atrocement électrocuté, et porte ainsi à plus de 50 les décès à cette frontière meurtrière", a déclaré Roya citoyenne.
Au moins trois morts
Le TER, parti de Vintimille, en Italie, devait relier la ville de Nice. Des drames similaires à celui de lundi ont déjà eu lieu sur cet itinéraire fréquenté par les exilés qui cherchent à entrer en France. Au moins trois migrants sont déjà morts électrocutés en tentant de franchir la frontière franco-italienne. (...)