Les sondages. Les sondages. Encore les sondages. Ils gangrènent nos opinions et nos sentiments, ils troublent mon quotidien. Le dernier en date rapporte que le racisme est largement répandu chez les racistes, ce dont on se doutait déjà.
ier soir, en ouvrant la boîte à lettres, je découvre une publicité pourtant interdite par l’autocollant écologiste en devanture. De mon œil d’expert, je reconnais le graphisme d’extrême-droite, du bleu, du blanc, du rouge, mais surtout un certain goût pour le carré et le rectiligne, et pour un avenir en ligne droite.
Ainsi donc, ils sont passés ici. J’ai envie de désinfecter la rue entière mais la grêle qui vient de fondre sur les toits y suffira pour cette fois.
Dans la bafouille frontiste, sous couvert de sondage avant les municipales, on nous demande un tas de petites choses banales, et puis une adhésion, voire un chèque contre une promesse de défiscalisation. J’encourage tous mes concitoyens républicains à renvoyer à l’envoyeur la demande d’adhésion avec noms et adresses bidon, sans timbre, pour faire chier.
Ça soulage.
Et puis je tiens à exprimer mon point de vue de double scientifique, sociologue et généticien, à propos d’une étrange question sur les immigrés dans la commune.
– Y en a-t-il trop ?
– Juste assez ?
– Sans opinion
Il me semble qu’il serait bon d’utiliser une échelle de Likert plus précise [1] . Ainsi donc, cette question étrange - que j’aurais trouvée plus légitime s’il s’était agi des pistes cyclables par exemple - deviendrait :
– Y en a-t-il trop ?
– Juste assez ?
– Pas assez ?
– Sans opinion . (...)