Un portique routier pris d’assaut par des manifestants, une main arrachée, une reculade supplémentaire du gouvernement et l’on découvre, effaré, un scandale d’Etat de plus : le scandale de l’écotaxe.
Piégé, le pouvoir socialiste lève le voile sur ce dossier, hérité des derniers jours du quinquennat de Nicolas Sarkozy, et ses révélations sont accablantes ; le dossier est désormais sur la place publique : un impôt prélevé par l’intermédiaire d’une société privée, la société Ecomouv (!), témoignant d’un mélange des genres inédit, un PPP ( Partenariat Public Privé) particulièrement favorable au privé et potentiellement ruineux pour l’Etat, une prétendue taxe écologique prélevée sur les poids lourds qui circulent sur les routes françaises mais qui ignore le réseau autoroutier concédé au privé ( lire en lien l’article de Martine Orange de Médiapart(ici)) . Le Grenelle de l’environnement a engendré un monstre, pur produit de la dérive technocratique de la haute administration française et de la faillite morale de nos décideurs politiques, qui ne répond en rien aux objectifs que l’on est en droit d’attendre d’une fiscalité écologique (en fait un moyen déguisé de pallier le déficit de recettes résultant de la cession du réseau autoroutier aux sociétés privées d’autoroutes). (...)