l’essentiel Un sondage OpinionWay réalisé les 26 et 27 août révèle le très fort rejet que suscite la technologie 5G en France. Ce mardi matin, Emmanuel Macron a comparé les opposants à cette nouvelle technologie aux "Amish".
Alors que près de 70 maires ont cosigné ce dimanche une tribune dans laquelle ils réclament un moratoire sur la 5G en France, un sondage OpinionWay réalisé les 26 et 27 août derniers pour le compte du cabinet d’avocats MySmartCab révèle que 65 % des Français sont également favorables à la suspension immédiate du déploiement de la cinquième génération des standards de la téléphonie mobile.
85 % des personnes consultées et opposées à la 5G lui préfèrent par exemple la fibre qui, selon elles, devrait plutôt mailler l’ensemble du territoire. Les mêmes avouent à 76 % que la vitesse obtenue avec la 4G est suffisante, mais surtout, 82 % des sondés considèrent que toutes les études sanitaires requises doivent être réalisées de manière impartiale avant l’arrivée de la nouvelle technologie en France.
4 actions collectives déclenchées contre la 5G
Si MySmartCab a commandé ce sondage, c’est que pour ce cabinet d’avocats spécialisé dans les actions collectives, les Français n’ont pas vocation à subir les nouvelles technologies de masse, qu’il s’agisse du compteur Linky ou de la 5G, et sont en tout cas en droit de savoir en quoi elles peuvent impacter leur quotidien ou leur santé. C’est d’ailleurs ce que suggèrent les conclusions des travaux réalisés dans le cadre de la dernière Convention pour le climat : 98 % des citoyens associés à cette initiative se sont prononcés en faveur d’un moratoire sur la 5G, jusqu’à ce qu’un consensus scientifique – pour ou contre - se dégage.
À l’appui de ce souhait exprimé dans le cadre de la Convention citoyenne pour le climat, le cabinet MySmartCab vient donc de déclencher quatre actions collectives visant à obtenir la suspension du déploiement de la 5G en France, alors que l’ARCEP, l’autorité de régulation des télécommunications s’apprête, fin septembre, à mettre aux enchères les dernières bandes de fréquence disponibles. Elles devraient rapporter 2,1 milliards d’euros à l’État. (...)
Or, hasard du calendrier ?, c’est ce mardi matin que l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et l’Inspection générale des finances (IGF) ont remis leur rapport sur la 5G au gouvernement. En résumé, ce texte souligne le retard pris par la France par rapport à ses voisins plus ou moins lointains et ne soulève aucune véritable inquiétude au plan sanitaire après l’analyse de plusieurs études conduites dans plusieurs pays où la 5G est déjà déployée.
A ce jour, les actions collectives lancées par le cabinet MySmartCab ont recueilli près de 4000 inscriptions.