Après quinze semaines de combats qui ont fait près de 3 800 morts et plus de 11 500 blessés, des civils en majorité, le cessez-le-feu semble tenir au Liban malgré quelques accrochages entre l’armée israélienne et le Hezbollah en certains points du front dans le sud du pays.
En dépit de l’annonce par le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu que son armée ne se retirera pas des zones qu’elle a occupées, un timide mouvement de retour des déplacés a été enregistré, surtout dans les localités situées au nord du fleuve Litani.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s’est entretenu lundi 15 juin par téléphone avec le président Joseph Aoun et le chef du Parlement, Nabih Berri, pour les informer de l’entrée en vigueur « immédiatement et pour une période de 60 jours » du cessez-le-feu au Liban. (...)
Toutefois, les Libanais restent prudents car la suite du processus reste incertaine. L’accord entre l’Iran et les États-Unis prévoit l’arrêt des combats mais pas un retrait de l’armée israélienne, qui occupe près de 10 % du territoire. Le Hezbollah a affirmé dans un communiqué qu’il restait « attaché au droit légitime et établi du Liban de défendre son territoire, son peuple et sa souveraineté, jusqu’au retrait total et la libération par Israël des détenus libanais ». (...)
Enfin, les Libanais font preuve de scepticisme, car les réelles intentions d’Israël ne sont pas connues. (...)