Bandeau
McInformactions.net
Travail de fourmi, effet papillon...
Descriptif du site
Mediapart
Affaire Patrick Bruel : trois nouvelles plaintes déposées, deux pour viol, une pour agression sexuelle sur mineure
#femmes #viols #PatrickBruel
Article mis en ligne le 6 juillet 2026
dernière modification le 3 juillet 2026

Selon les informations de « Mediapart », trois nouvelles plaintes ont été déposées contre le chanteur les 25 juin et 1er juillet. Une autre femme a par ailleurs fait appel de l’ordonnance des juges qui avaient estimé sa plainte pour viol prescrite. L’artiste dénonce des « accusations fausses ».

Les plaignantes dénoncent, pour deux d’entre elles, des viols qui auraient eu lieu en 2000 et 2014, et, pour la troisième, une agression sexuelle alors qu’elle était mineure, en 1992.

Ces plaintes viennent alourdir un dossier déjà substantiel. (...)

Un neuvième cas, pour lequel le parquet de Nanterre avait demandé la mise en examen du chanteur, a en revanche été écarté par les juges d’instruction saisis du dossier, qui ont rendu une ordonnance constatant d’office l’acquisition de la prescription : il s’agit du viol dénoncé par Séverine, une kinésithérapeute grenobloise âgée de 27 ans à l’époque des faits, en mai 2000. Selon nos informations, le 12 juin, ses avocates, Corinne Herrmann et Sonia Kanoun, ont fait appel de cette ordonnance pour contester la prescription.

Les quatre magistrat·es chargé·es de l’instruction sont par ailleurs saisi·es de faits dénoncés par treize autres femmes qui semblent a priori prescrits (...)

Parmi les trois nouvelles plaintes déposées, l’une au moins dénonce des faits qui ne sont a priori pas prescrits. Stéphanie* n’a jamais témoigné dans la presse. Mais le 25 juin, elle a porté plainte pour viol. Les faits qu’elle dénonce auraient eu lieu en 2014, en marge d’un événement international de poker.

Cette femme, qui travaillait dans le monde des jeux, relate qu’à la fin de sa journée de travail, Patrick Bruel – grand joueur de poker – lui aurait proposé de venir « assister comme spectatrice à une partie privée ». Mais une fois sur place, elle soutient que personne ne les aurait rejoint·es, et qu’elle aurait alors compris « que ce n’était pas une partie, mais un piège ». « Je ne me sentais pas bien. J’ai commencé à dire que je voulais partir. C’est là qu’il a changé de ton. Il m’a empêchée de partir et il m’a violée », affirme-t-elle à Mediapart. (...)

Si elle porte plainte et prend la parole, c’est aussi parce qu’elle a trouvé « étonnant que personne dans le milieu des jeux ne parle jusqu’à présent ». Et qu’elle espère, plus largement, libérer la parole dans un univers « où les femmes sont considérées comme des objets », dit-elle. (...)