En 2026-2027, le peuple ukrainien sera confronté à la terrible perspective d’un cinquième hiver d’invasion et d’une guerre d’usure qui a déjà duré plus longtemps que la Première Guerre mondiale ; le prochain hiver pourrait même être plus rude que celui qui vient de s’écouler.
L’Ukraine continuera d’être confrontée à la destruction de ses infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport ; à de nouveaux bombardements de ses écoles, hôpitaux et quartiers résidentiels ; à l’effacement de sa culture et de sa langue dans les territoires occupés par la Russie ; à l’assassinat, à la torture et aux violences sexuelles infligés par l’envahisseur à ses soldats capturés et à ses civils non combattants ; ainsi qu’à l’enlèvement de ses enfants.
Il ne s’agit pas seulement de tragédies humanitaires : ces actes violent les droits humains fondamentaux tels qu’ils sont consacrés par le droit international humanitaire. Ce sont des crimes de guerre au sens du Statut de Rome et des actes d’agression explicitement interdits par la Charte des Nations unies.
La Cour pénale internationale a lancé des mandats d’arrêt sur la base du droit international applicable à ces crimes, mais les grandes puissances n’ont pas la moindre intention de permettre leur application. (...)
Multiplions la solidarité avec l’Ukraine !
L’hiver dernier, les campagnes d’aide d’urgence menées par la société civile à travers l’Europe et dans le monde entier ont permis au peuple ukrainien de survivre. Aujourd’hui, cependant, l’aide apportée à l’Ukraine doit passer à la vitesse supérieure : notre solidarité doit devenir plus internationale, plus coordonnée et plus visible.
Nous vivons à une époque où la logique du pouvoir prime systématiquement sur le respect des droits humains et des lois qui les garantissent. L’invasion de l’Ukraine par la Russie est l’expression manifeste de ce schéma récurrent, où des États et des gouvernements puissants sacrifient les droits humains et le droit international au profit de leurs intérêts géopolitiques.
Cela signifie que notre solidarité avec l’Ukraine ne concerne pas seulement l’Ukraine : elle est indissociable de la défense d’un ordre international qui protège les droits humains — pour tout le monde, partout. Que celles et ceux qui souhaitent raviver l’esprit de solidarité internationale contre la guerre et la montée de la menace d’extrême droite, autoritaire et fasciste y contribuent ! (...)
l ne s’agit pas seulement de la cause de l’Ukraine, mais aussi celle du respect des droits humains consacrés par le droit international, et non la force, qui doit régir les relations entre tous les peuples et tous les États.
Nous invitons les organisations syndicales à tous les niveaux, les organisations féministes, LGBTIQ+, environnementales et humanitaires, celles qui s’opposent au fascisme et à l’extrême droite, ainsi que celles qui luttent pour une paix juste pour l’Ukraine, à soutenir cet appel et à rejoindre le projet.
Ensemble, organisons le convoi international de solidarité des syndicats et des mouvements sociaux en faveur de l’Ukraine ! (...)