La Banque nationale de données génétiques est au bord de la paralysie à cause des coupes budgétaires du président ultralibéral. La justice a dû intervenir pour ordonner au gouvernement de garantir le fonctionnement de cet organisme essentiel à l’identification des enfants arrachés à leur famille.
La Banque nationale de données génétiques (BNDG) est un organisme scientifique public, qui stocke les données biologiques des familles qui cherchent leurs proches disparus. Pendant la dictature militaire, entre 1976 et 1983, des dizaines de milliers de personnes ont été victimes de disparition forcée et quelque 500 bébés ont été arrachés à leur famille par le régime. Ce sont les bébés que les célèbres Grands-mères de la place de Mai continuent de chercher, et pour cela elles s’appuient, entre autres, sur la BNDG, dont la principale mission est d’identifier ces bébés volés. (...)
Budget réduit de 57%
Depuis sa création de la BNDG en 1987, plus de 130 bébés volés ont été retrouvés grâce à l’organisme, mais il reste encore plus de 300 personnes qui vivent en ignorant leur véritable identité. Cette recherche est aujourd’hui en danger car depuis l’élection de Javier Milei, le budget de la banque a été réduit de 57%. (...)
Le parquet spécialisé dans la recherche des bébés volés a tiré la sonnette d’alarme, et un juge fédéral a ordonné au gouvernement de débloquer immédiatement les fonds nécessaires au fonctionnement de la BNDG.
Un combat idéologique
Mais ce n’est pas la première fois que Javier Milei fait obstacle à la recherche des bébés volés. (...)
Javier Milei mène en réalité un combat idéologique. Depuis son élection, Javier Milei s’est lancé dans une réécriture historique pour relativiser les crimes de la dictature.