C’est un coup dur pour Javier Milei. Manuel Adorni, chef du cabinet des ministres et proche du président argentin, a démissionné samedi 27 juin au soir sur fond de scandale, notamment lié à des accusations d’évasion fiscale. Une enquête de la justice fédérale est en cours.
Son départ était devenu inévitable : acculé par les affaires, Manuel Adorni a présenté sa démission au président argentin Javier Milei, qui a fini par l’accepter après l’avoir longtemps soutenu, explique notre correspondant à Buenos Aires, Théo Conscience.
Accusé d’enrichissement illicite et d’évasion fiscale, l’ex-chef du cabinet des ministres fait l’objet d’une enquête de la justice fédérale. Après avoir martelé devant le Parlement qu’il n’avait rien omis dans sa déclaration de patrimoine, il a finalement reconnu avoir dissimulé 500 000 dollars au fisc. (...)
Depuis trois mois, l’affaire Adorni faisait les gros titres de la presse argentine, avec de nouvelles révélations chaque semaine sur son luxueux train de vie, entre voyages en première classe, hôtels cinq étoiles et achats de biens immobiliers. Dans ces conditions, il lui était devenu difficile de continuer à incarner un gouvernement qui applique une politique d’austérité drastique et qui affirme vouloir faire de la morale une politique d’État. (...)
La semaine dernière, Manuel Adorni avait déjà démissionné de son poste de porte-parole de la présidence, fonction qu’il occupait de manière informelle. (...)