Les attaques de l’armée israélienne ont largement frappé le système de santé du sud du Liban. Plus de 135 membres du personnel soignant ont été tués et de nombreuses infrastructures ont été touchées, notamment des hôpitaux. Sur la ligne de front, les établissements tentent aujourd’hui de réparer les dégâts après plus de trois mois d’une guerre d’une rare intensité.
Alors qu’un drone israélien bourdonne au-dessus de l’hôpital de Tibnine, l’établissement porte encore les stigmates du conflit. « Nous avons besoin de reconstruire, de réparer les bâtiments, de remplacer les équipements détruits et d’apporter un soutien psychologique au personnel qui est resté ici », explique le chef des urgences, le docteur Samir Sweidan. Il rappelle que 17 frappes ont eu lieu à proximité de l’hôpital. « Certains employés ont été blessés pendant les bombardements, y compris des médecins », ajoute-t-il.
À une trentaine de kilomètres de là, à Tyr, l’hôpital Hiram a lui aussi payé un lourd tribut. Deux infirmiers ont été tués et plusieurs autres membres du personnel ont été blessés. (...)