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SOS Mediterranée
Aux héroïnes de la mer
#migrantes #immigration #sauvetages #SOSMediterranee #femmes
Article mis en ligne le 8 mars 2024
dernière modification le 6 mars 2024

De mars 2016 à mars 2024, 5739 femmes adultes ont été secourues par SOS MEDITERRANEE, sans compter les mineures et les fillettes. À la veille de la Journée internationale pour les droits des femmes, SOS MEDITERRANEE revient sur les raisons qui poussent ces femmes à partir et livre quelques récits recueillis à bord de l’Aquarius et de l’Ocean Viking.

« Nous sommes encore jeunes, trop jeunes, nous n’avons pas encore vécu. Je veux aller à l’école et trouver un emploi. Je suis fière que nous ayons réussi à rester en vie et à surmonter toutes les souffrances de la Libye. Aujourd’hui, nous sommes fières de nous. » Sarah, à peine 15 ans, a été secourue par l’Ocean Viking en février 2022 avec ses amies Vinia*, 19 ans, et Kadi*, 25 ans, alors qu’elles dérivaient dans une embarcation surchargée. Les trois Ivoiriennes s’étaient rencontrées lors d’une précédente tentative de traversée.

Lire leur témoignage complet (...)

Une grande résilience

Souvent invisibilisées, ces femmes migrantes – qui représentent 14% des personnes rescapées sur l’Aquarius et l’Ocean Viking depuis 2016 – font preuve d’une grande résilience et d’une force mentale considérable.

Malheureusement, « un grand nombre de femmes et de jeunes filles qui décident de quitter leur pays d’origine courent un grand risque de subir des violations traumatisantes telles que le viol, l’enlèvement, l’exploitation sexuelle et même la mort pendant leur déplacement. »[1]

« La traversée du désert constitue aussi une épreuve parfois mortelle : les migrant.e.s qui voyagent dans (…) le Sahara font face à des risques liés à la fois au danger inhérent à la traversée de ce vaste désert, ainsi qu’aux risques d’origine humaine liés à l’insécurité régionale… »[2]

En plus des dangers de la traversée du désert, les personnes qui ont témoigné de leur parcours auprès de nos équipes sont unanimes à évoquer « l’enfer libyen » comme un pays extrêmement violent envers les personnes en migration. Les femmes et les jeunes filles y sont particulièrement exposées aux violences sexuelles et aux réseaux de traite humaine liés à la prostitution, ainsi qu’à l’esclavage domestique. Plusieurs tombent enceintes, comme Jane*, une jeune Camerounaise victime de viols répétés. (...)