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Black Friday : des ONG dénoncent l’exploitation des ouvrières du textile
#BlackFriday #textile #exploitation
Article mis en ligne le 28 novembre 2025
dernière modification le 27 novembre 2025

À la veille des folles promotions du Black Friday dans le secteur des vêtements, plusieurs organisations dénoncent les conditions dramatiques dans lesquelles continuent de travailler les ouvriers, et surtout les ouvrières du textile, majoritaires dans ces usines.

Amnesty International publie le 27 novembre un rapport sur l’absence de liberté syndicale dans quatre pays poids lourds de la confection de l’habillement : Bangladesh, Inde, Pakistan et Sri Lanka.

Aucune liberté syndicale

Les ouvrières et ouvriers interrogés ont déclaré qu’ils n’adhéraient pas à des syndicats par crainte de répercussions. Tous les syndicalistes ont décrit « un climat de peur » : les contremaîtres et directeurs d’usine harcèlent, licencient et menacent fréquemment les ouvrières et ouvriers au motif qu’ils fondent un syndicat ou en font partie, en violation flagrante de leur droit à la liberté d’association.

Amnesty publie un second rapport dans lequel elle épingle les marques ayant refusé de s’exprimer sur les mesures mises en place pour garantir, notamment, les droits humains et la liberté syndicale chez leurs fournisseurs. C’est le cas de Boohoo, H&M, Desigual, Next et Gap.

« Il s’agit d’une mise en accusation de l’ensemble du modèle économique de l’industrie de l’habillement, qui sacrifie les droits des travailleurs·euses […] sur l’autel de sa quête incessante de profits pour les actionnaires d’entreprises de la mode majoritairement occidentales », a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International, dans un communiqué.

Shein n’est que l’arbre qui cache la forêt (...)