Alors que les températures promettent de toucher des sommets cette semaine en Europe, les écologistes français ont lancé une pétition pour demander la création d’un congé climatique : cinq jours par an durant lesquels les salariés confrontés à des crises climatiques, canicule, inondations, tempêtes, pourraient s’absenter du travail en restant payés. Une mesure qui existe déjà en Espagne depuis 2024.
C’est à la suite des inondations meurtrières dans la région de Valence à l’automne 2024 que l’Espagne a instauré, par décret, le « permiso climatico », donnant jusqu’à quatre jours de congés payés si les salariés sont dans l’impossibilité de se rendre sur leur lieu de travail.
En France, les écologistes veulent aller plus loin : cinq jours de congés payés, qui incluraient tous les risques liés au climat, comme les trop fortes chaleurs, mais aussi la garde des enfants dont les établissements scolaires seraient fermés. (...)
Mettre en place de vrais moyens
Marine Tondelier, la patronne des écologistes, s’est est expliquée auprès de la chaîne télévisée LCI : « Le congé climatique, c’est dire : si les conditions climatiques vous empêchent d’aller au travail, vraiment dans des situations extrêmes, alors ça ne doit pas être soit l’entreprise qui paye, soit les salariés qui trinquent parce qu’on leur dit : "vous prenez vos congés". » (...)
« Climatiser partout n’est pas la solution »
Réagissant à la volonté de Marine Le Pen de mettre en place un « plan massif » de climatisation – à commencer par les établissements scolaires, les hôpitaux et maisons de retraite – pour faire face aux épisodes caniculaires de plus en plus fréquents, Marine Tondelier a estimé que cette méthode ne devait être « ni un tabou, ni une réponse à tout ».
Climatiser « partout, on n’est pas en mesure de le faire financièrement » et « si vous climatisez des logements qui ne sont pas isolés, vous n’allez pas très loin », a-t-elle relevé, ironisant sur la position du Rassemblement national « pas crédible sur le climat », selon elle, au vu de ses positions lors des votes au Parlement en France et en Europe. (...)