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En Autriche, des femmes migrantes se soutiennent à travers l’association Nachbarinnen
#Autriche #migrantes #immigration
Article mis en ligne le 3 juin 2026
dernière modification le 29 mai 2026

À Vienne, l’association Nachbarinnen ("voisines" en français) est partie d’un constat : on attend des migrants qu’ils viennent d’eux-mêmes demander de l’aide auprès des différentes associations et institutions, or, beaucoup ne le font pas, notamment à cause de la langue. La conséquence : un isolement, voire une marginalisation, en particulier des femmes. Une situation que l’association essaie de renverser.

L’association autrichienne Nachbarinnen ("voisines" en français) emploie uniquement des femmes, des assistantes sociales mobiles, immigrées elles aussi, qui se rendent directement chez les familles. Le but ? Mieux repérer les situations problématiques, voire dangereuses pour les femmes, mieux les accompagner et finalement, mieux les intégrer à la société. Fatima Keblawi est l’une des dix assistantes sociales mobiles. D’origine syrienne, elle se déplace chez les familles qu’elle aide. Aujourd’hui, elle rend visite à Sherine, Syrienne comme elle, qui vit seule avec ses trois enfants.

Aide dans les difficultés du quotidien, administratives et personnelles, mais aussi pour apprendre l’allemand ou chercher un travail : l’éventail de Nachbarinnen est très large. Aujourd’hui, Fatima et Sherine discutent des enfants, en particulier du petit dernier, Abbas, huit ans. Fatima explique à l’enfant qu’il doit être sage à l’école.

Sherine a des années difficiles derrière elle. Arrivée en Autriche en 2015, son mari, plus âgé qu’elle, l’a enfermée chez eux, nous raconte-t-elle, il l’empêchait d’avoir des amis, un travail. Elle a trouvé la force de divorcer en 2018, mais s’est alors retrouvée seule avec ses enfants. Être accompagnée aujourd’hui par Nachbarinnen représente beaucoup pour elle. (...)

"Toutes ces femmes ont un même problème : elles sont isolées"

Pour Fatima, qui travaille chez Nachbarinnen depuis deux ans, venir de la même culture et aller chez les familles permet de mieux repérer et mieux aborder les situations dangereuses pour les femmes. "70 % des familles à qui je rends visite sont touchées par la violence. (...)

Depuis sa création en 2014, l’association a aidé plus de 4 600 famille