L’été commence tout juste, mais les températures atteignent déjà des records. C’est vrai en Europe mais aussi depuis quelques jours aux États-Unis. Des températures pouvant aller jusqu’à 45 °C de ressenti sont attendues. Cette vague de chaleur sur le centre et la côte est du pays devrait durer jusqu’à samedi soir alors que le pays est en pleine Coupe du monde et célèbre le 250ᵉ anniversaire de l’indépendance des États-Unis.
Des millions d’Américains font face jusqu’à ce week-end à une chaleur extrême, notamment à New York et Washington, où des records de température ont été battus. Cet épisode caniculaire frappe plusieurs grandes villes et inquiète les autorités en raison de sa longueur et de son intensité, mais aussi des températures nocturnes qui ne devraient apporter que « peu de répit ». À Washington, par exemple, le mercure devrait tomber au plus bas à 27°C dans la nuit.
Depuis une semaine, la mairie de New York envoie des SMS aux habitants pour les informer de la vague de chaleur, rapporte notre correspondant à New York, Gwendal Lavina. (...)
Le maire de la ville, Zohran Mamdani, a déclenché un plan chaleur « sans précédent » et invite ses administrés « à rester chez eux avec la climatisation allumée ». Des « centres de rafraîchissement » sont apparus dans plusieurs quartiers et les piscines de la ville resteront ouvertes plus tard. Même chose à Chicago et Boston.
Face à ces températures extrêmes, les réseaux électriques, dont celui de New York, étaient sous forte pression jeudi. (...)
Selon les services météorologiques américains, des dizaines de records de température pourraient être battus. (...)
60 millions d’habitants concernés par des températures dangereuses pour l’organisme
Bien qu’une majorité de bâtiments aux États-Unis soient équipés de systèmes de climatisation et de refroidissement, les canicules font davantage de morts dans le pays que les ouragans et les inondations. Les enfants et personnes âgées ainsi que les travailleurs en extérieur sont particulièrement à risque
La chaleur extrême et l’humidité accablante qui frappent actuellement la moitié est des États-Unis auraient été « pratiquement impossibles » sans le changement climatique, selon une nouvelle étude publiée vendredi. « Notre étude constitue un rappel brutal à la réalité », a affirmé Theodore Keeping, chercheur ayant co-écrit l’étude du World Weather Attribution.
Cette canicule doit se poursuivre jusqu’à samedi et pourrait ainsi perturber les célébrations du 250ᵉ anniversaire de la Déclaration d’indépendance des États-Unis. (...)
El Nino, un phénomène climatique de « forte » intensité
Partout dans le monde, les vagues de chaleur deviennent plus intenses et plus fréquentes en raison du changement climatique, principalement causé par la combustion du charbon, du pétrole et du gaz. La canicule historique qui s’est récemment abattue sur une grande partie de l’Europe en est un exemple.
L’ONU a alerté vendredi sur un renforcement rapide du phénomène climatique naturel El Niño en cours qui devrait atteindre une « forte intensité » entre juillet et septembre (niveau 3 sur 4), augmentant la probabilité de phénomènes météorologiques extrêmes dans le monde. (...)