Le Maroc s’est exprimé mardi 8 octobre sur la polémique qui a suivi la mort de Philippine, une étudiante de 19 ans retrouvée enterrée dans un bois à Paris. Rabat a estimé que les difficultés de renvois des migrants irréguliers marocains étaient la responsabilité des pays européens alors que le principal suspect du meurtre de Philippine est un Marocain de 22 ans qui était sous obligation de quitter le territoire (OQTF).
Rabat se dit prêt à reprendre les migrants irréguliers marocains et critique ceux qui "font de l’immigration un fonds de commerce politicien". Le Maroc est accusé d’avoir tardé à délivrer le laissez-passer permettant le renvoi du principal suspect du meurtre de Philippine qui avait déjà été condamné pour viol.
(...) "Le Maroc est prêt mais est-ce que l’autre partie est capable de le faire ?", s’est-il interrogé, estimant que Rabat n’avait "pas à recevoir de leçons" en matière de lutte contre l’immigration clandestine. (...)
Selon des sources judiciaires, les autorités marocaines n’ont pas répondu à de multiples demandes de la France pour valider le laissez-passer consulaire. Le Maroc argue, lui, que la demande n’avait pas été émise par le bon service en France. (...)
Ce n’est pas la première querelle entre les deux pays. Depuis des années, le président Emmanuel Macron tente de convaincre Rabat - et les pays du Maghreb - à reprendre leurs ressortissants plus rapidement. L’exécutif a souvent annoncé des baisses de délivrance de visas pour forcer les autorités marocaines (algériennes et tunisiennes) à réadmettre leurs ressortissants irréguliers visés par des mesures d’éloignement. (...)