Face à l’instabilité économique et politique chronique de la Grèce et au manque de perspectives, en moyenne près de 50 000 Grecs ont fait chaque année le choix de l’émigration depuis 2008. Mais selon un rapport de l’OCDE, pour la première fois depuis 15 ans, les retours ont dépassé les départs en 2023. Une tendance qui se poursuit, estime le gouvernement grec, même si les velléités d’émigration n’ont pas disparu.
(...) Ils étaient 773 000, soit près de 8 % de la population, à avoir émigré durant les années ayant suivi la grande crise économique de 2008-2010, poussés notamment par un chômage galopant jusqu’à 26 % en 2012.
Mais la tendance est donc en train de s’inverser : 46 000 sont revenus en 2023 contre 37 000 départs, dont une majorité de diplômés âgés de 20 à 39 ans. Des actifs dont le pays a particulièrement besoin.
Avantages fiscaux, reconnaissance des diplômes étrangers
Les gouvernements grecs successifs en avaient, il faut le dire, fait une priorité : impôts sur le revenu réduits pendant 7 ans pour les rapatriés, reconnaissance des diplômes étrangers pour les médecins, simplification des démarches administratives.
Des missions ont même été montées par les autorités pour aller séduire les Grecs hautement qualifiés installés dans des villes comme New York, Londres ou Düsseldorf.
Des freins qui persistent (...)